We Are Not Weapon of War




ONG Élimination des violences sexuelles en temps de conflits

LANCEMENT DU NOUVEAU SITE

LES VIOLENCES SEXUELLES DANS LES CONFLITS

Les violences sexuelles utilisées comme arme de guerre sont présentes dans les conflits depuis toujours, aussi silencieuses que leurs victimes semblent invisibles. Souvent regroupées sous l’appellation de « viol de guerre », les violences sexuelles dans les conflits sont une stratégie militaire ou politique à part entière. Elles sont définies et décidées en haut lieu au même titre qu’est décidé le bombardement d’un village, l’extermination d’un peuple, le gazage d’une communauté. Le viol dans la guerre a toujours existé, le viol comme outil de guerre est lui, devenu endémique et quasi systématique dans les conflits contemporains.

Il est très rare qu’un conflit en réchappe : nettoyage et purification ethniques, en Bosnie ou Rwanda et aujourd’hui à l’encontre du peuple Yézidi ; stratégie politique et économique en République Démocratique du Congo, au Burundi ; outil de terreur et de torture en Libye ou Syrie, outil de répression politique en Guinée, au Sri Lanka, au Zimbabwe ou Kenya… les violences sexuelles dans les conflits sont bien une arme à part entière, répondant à un objectif précis, calculé, planifié.

Leurs ravages sont multiples et pernicieux. Si le viol de guerre touche en premier lieu les victimes, dans leur chair, dans leur âme, il atteint également leur entourage proche, leur communauté et toute la société. Des familles entières sont détruites, l’équilibre d’une société est brisé menant à l’exclusion et au rejet des victimes, la paupérisation, la stigmatisation des enfants nés des viols, l’escalade de la violence, la fragilisation de l’économie de la collectivité, du pays concerné…etc. Les victimes sont rarement entendues, peu prises en charge ; les auteurs exceptionnellement jugés. Pourtant un cadre juridique existe ! Dès 2000, les résolutions 1325 et 1820 du Conseil de Sécurité des Nations Unies ont déclaré que l’utilisation du viol et autres violences sexuelles en temps de conflit peuvent constituer un crime de guerre, un crime contre l’humanité ou être un élément constitutif du crime de génocide. En 2001, dans le cadre de l’affaire Jean-Paul Akayesu, le tribunal pénal international pour le Rwanda a reconnu pour la première fois le viol de guerre comme élément constitutif de génocide. Plus d’un tiers des personnes condamnées par le tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie ont été déclarées coupables pour des crimes impliquant des violences sexuelles.

Insidieuses, à moindre coût, avec des répercussions visibles sur le très long terme, protégées par l’impunité faite reine dans ce domaine… les violences sexuelles dans les conflits constituent le crime parfait !

DE I AM NOT A WEAPON OF WAR A WWOW

Juin 2014, Londres. Parallèlement au Sommet mondial pour l’élimination des violences sexuelles dans les conflits armés, Céline Bardet, juriste internationale spécialisée dans les crimes de guerre, lance la campagne de sensibilisation « I am NOT a Weapon of War », « Je ne suis PAS une Arme de Guerre ».

Cette revendication, comme un cri de colère, est simple : interpeller les institutions (inter)nationales et la société civile sur ce fléau ; braquer la lumière sur ce crime existant depuis toujours mais encore trop méconnu et toujours relayé au second plan. Le message touche, rassemble. De cette simple campagne et face au soutien international qu’elle génère, naît l’envie d’aller plus loin, de mettre à disposition son expertise, de fédérer les professionnels, volontaires associatifs, de la société civile qui veulent s’impliquer dans ce combat. Céline Bardet décide alors de créer une organisation : WWoW, qui s’articule et se développe autour de 3 axes interconnectés.

TROIS OBJECTIFS POUR UNE APPROCHE HOLISTIQUE

Faire de l’élimination des violences sexuelles dans les conflits un enjeu public mondial

— Conduire, organiser et soutenir des campagnes publiques de sensibilisation sur la notion des violences sexuelles dans les conflits et leurs conséquences
— Informer sur ce processus pensé, organisé, planifié, qui constitue un crime de guerre, voire un crime contre l’humanité, notamment lorsque ces violences sexuelles s’inscrivent dans un processus génocidaire

Lutte contre l’impunité, première cause de propagation des viols

Un procès pour viol comme crime de guerre nécessite une expertise particulière et un cheminement d’enquête spécifique. Il est nécessaire de former et surtout d’accompagner d’une part des magistrats, des procureurs et des policiers locaux dans leurs pratiques et d’autre part les victimes (et leurs familles) dans leurs démarches.

WWoW souhaite donc focaliser ses priorités, sur :
— Le partage d’expertise judiciaire et l’accompagnement des procès
— L’accompagnement des institutions locales pour adopter les cadres et pratiques juridiques nécessaires et adaptés
— La représentation et l’accompagnement des victimes et de leur famille dans ce processus.

Redonner un pouvoir d’action aux victimes

Le trauma lié aux violences sexuelles est profond et singulier, avec des conséquences multiples qu’il est nécessaire de comprendre pour les enrayer. Suite à l’exclusion familiale et à la stigmatisation sociale, les victimes se retrouvent sans ressources. WWoW désire aider les victimes à reconstruire leur vie et reprendre leur place dans la société. Il est primordial de ne plus réduire ces personnes à leur statut de victime mais au contraire mettre en avant leur combativité, énergie et capacités.

AGIR MAINTENANT ET ENSEMBLE

Luttez avec nous contre l'utilisation du viol comme arme de guerre et financez le soutien aux victimes.
WWoW veut provoquer une prise conscience générale en développant des actions sur le terrain et en lançant des campagnes de mobilisation en France. Participez à notre campagne "We are NOT Weapons of War" en achetant un mug fabriqué en France ou un tee-shirt. Puis, envoyez-nous une photo avec le produit reçu.

Cliquez ICI et contribuez ainsi à rendre visible notre message : le corps n'est pas une arme de guerre !