Vos questions


Back Up

– Le Back Up en une phrase, c’est quoi ?

Le Back Up est une application mobile totalement sécurisée qui permet le signalement des victimes de viol de guerre, la coordination des professionnels impliqués sur cette question, et la collecte de données fiables.

– A qui s’adresse cette application ?

Le Back Up s’adresse à un public très large. Il peut être bien évidemment utilisé par les victimes pour se signaler. Il peut s’agir de femmes, mais aussi d’hommes et d’enfants. Il s’adresse également aux personnes proches de la victime, son entourage, mais aussi aux activistes et journalistes de terrain qui pourraient être témoins de commissions de viols. Enfin, il s’adresse aux professionnels variés qui travaillent sur cette question : les médecins, psychologues, avocats, procureurs, sociologues, décideurs politiques, forces de l’ordre, etc. .

– Quels sont les pays cibles du Back Up ?

Le Back Up se veut être un outil utilisable pour des situations très diverses. Nous voulons le diffuser dans toutes les zones de conflit où les violences sexuelles sont utilisées comme une arme. Il n’y a pas de cadre particulier à ce niveau là. A l’heure actuelle, nos études pilotes vont concerner la RCA, la Libye, la Syrie, l’Irak et la Birmanie. Mais nous voulons étendre l’utilisation de cet outil à un cadre le plus large possible.

D’autre part, le Back Up pourrait être utilisé par des personnes à l’extérieur de leur pays, en camps de réfugiés. On estime en effet que 9 personnes sur 10 ont été victimes de viol sur la route de la migration. Nous voulons donc que cet outil soit accessible à ces personnes dans ces camps, pour qu’elles puissent elles aussi se signaler et accéder à des services adaptés.

– Le Back Up est une application mobile. Mais les victimes ont-elles des téléphones adaptés ?

 Cette question est récurrente lorsqu’on parle du Back Up. Grâce à l’expérience des membres de WWoW sur le terrain, nous nous sommes aperçus que dans de nombreux pays, même dans des zones très isolées, la plupart des personnes disposent d’un téléphone. Au sein des populations réfugiées dans des camps par exemple, le téléphone reste un outil crucial qui permet à chacun de rester en contact et de savoir ce qu’il se passe autour de lui. Nous savons donc que notre outil pourra être disponible pour tous, même dans des régions isolées. Par ailleurs, nous travaillons à l’heure actuelle sur une version du Back Up consultable sur d’autres appareilles (ordinateur, tablette) et sur des téléphones de modèles plus anciens.

Le Back Up est-il une application payante ?

Le Back Up est entièrement gratuit. Nous tenons à ce qu’il soit accessible à toutes les victimes sans barrière de prix.

– Comment vous assurez-vous de la sécurisation des signalements émis sur le Back Up ? 

La sécurité des victimes est notre toute première priorité. Nous tenons à leur permettre de se signaler et d’accéder aux services adaptés, mais elles doivent pouvoir le faire sans danger et sans crainte. Le Back Up est en fait un site web mobile : cela veut dire que la victime peut choisir de ne pas faire apparaître l’icône de l’outil sur son mobile. D’autre part, une fois le signalement envoyé, toutes les informations disparaissent sur le mobile de la victime. Aucune trace donc. De notre côté, tout est enregistré sur un Back Office qui utilise la technologie de la Block Chain. Il s’agit d’une technologie qui crypte l’information et la rend donc impossible à lire par un utilisateur quelconque qui ne dispose pas de nos codes d’accès. Ainsi donc, aucune trace n’est laissée sur le mobile de la victime, et toutes les informations sont enregistrées par nos équipes.

– Et si une victime ne peut pas ou ne veut pas répondre à une question ?

Le premier formulaire proposé est très succinct et ne demande que des informations de base sur la victime (date et lieu de l’agression, éventuelles blessures, âge…). Quoi qu’il en soit, la victime peut « passer » une question à laquelle elle ne souhaiterait pas répondre. Nous tenons à ce que ce formulaire ne soit pas bloquant, et aucune case ne nécessite d’être obligatoirement remplie.

– Que faire si une victime n’est pas en mesure d’émettre un signalement ?

C’est une situation qui peut en effet se produire. Il se peut qu’une victime soit trop blessée physiquement ou traumatisée psychologiquement pour nous alerter de sa situation. C’est pour cela que le signalement peut être émis par un tiers, un proche, un activiste témoin de la commission d’un viol. En ouvrant l’application, le formulaire donne le choix à l’utilisateur d’indiquer s’il est victime, proche de cette-dernière ou témoin du crime.

– Que faire pour des personnes illettrées qui voudraient se signaler ?

Nous travaillons à l’heure actuelle sur une version qui inclurait un formulaire qui permettrait à une personne ne sachant ni lire ni écrire de se signaler. Il s’agira d’une version adaptée, qui utiliserait de nombreuses images et visuels pour permettre à la victime d’émettre son signalement.

– Mais comment les victimes pourront-elles avoir connaissance de l’existence du Back Up ?

 Il y a tout un travail de sensibilisation et de diffusion du Back Up à mener sur le terrain. C’est là notre prochaine étape ! Nous souhaitons diffuser l’outil sur le terrain, dans 5 pays pilotes pour commencer (RCA, Libye, Syrie, Irak, Birmanie). Nous allons former des équipes sur le terrain qui pourront elles-mêmes sensibiliser et diffuser l’outil dans les diverses régions des pays concernés.

Nous travaillons sur des kits d’utilisation et de prise en mains du Back Up que nous pourrons distribuer au plus grand nombre.

– Le Back Up pourrait-il avoir d’autres utilisations ?

L’outil Back Up pourrait tout à fait être essaimé pour d’autres utilisations. La fonction de signalement pourrait servir pour d’autres types de crimes et permettrait de mettre les victimes en relation avec des services adaptés de façon rapide (attaques chimiques, bombardements, torture…). Il permettrait alors de recueillir des éléments de preuves en cas d’ouverture de dossiers judiciaires par la suite. Il pourrait également concernait les violences domestiques par exemple. Nous envisageons à l’avenir de diffuser cet outil en France permettant le signalement de femmes et d’hommes victimes de violences domestiques, conjugales et sexuelles.

– Comment pouvons-nous vous aider ?

Nous sommes à un moment charnière. Nous disposons d’une première version du Back Up, utilisable et opérationnelle. Nous voulons désormais la lancer et la diffuser sur le terrain via des études pilotes dans 5 pays (RCA, Libye, Syrie, Irak, Birmanie). En fonction de la prise en main de l’outil et des retours dont nous disposerons, nous pourrons l’améliorer pour le rendre d’autant plus accessible et efficace.

C’est dans ce cadre là que nous avons besoin de votre aide ! Lancer l’outil sur le terrain, le diffuser, former des équipes et travailler sur le développement de l’outil nécessite des fonds. Notre équipe travaille à l’heure actuelle de façon totalement bénévole. Cet outil pourrait être révolutionnaire et avoir des impacts directs auprès des populations locales.

Pour nous soutenir :

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